Journal #02 – Mai : Approche bas-carbone, premier orage et travail du sol

La deuxième semaine se termine : nous avons rattrapé le retard sur le planning des semis, et nous avons enfin débuté le travail sur les parcelles. Petit bilan des points à améliorer et premier orage.

Objectif zéro-carbone et zéro-déchets

Plusieurs points sont déjà améliorer pour parfaire notre bilan carbone et le zéro-déchet :

  • le terreau pour le semis : nous n’avons pas trouvé de solution immédiatement disponible pour réaliser nos semis dans du terreau « maison ». Nous y reviendrons dans un post, mais c’est un point à améliorer. Pour le moment, nous l’achetons en jardinerie (terreau non tourbé) et l’importons sur site en voiture (bouh !). A minima il faudrait le faire via un vélo-cargo, que nous n’avons pas encore.  
  • les cagettes à semis : nous pensions récupérer des cagettes usagées à l’hôpital (il y a un restaurant pour le personnel), mais les cuisines n’en utilisent plus pour des raisons d’hygiène. Nous devons donc en récupérer ailleurs, peut-être sur le marché de la Place des Fêtes, mais il faut les transporter (12 min aller, à pied). La quantité de cagettes dont nous avons besoin est faramineuse, et chaque année il faudra refaire le plein : pas très simple. 
  • le paillage : la quantité de tonte dont nous avons besoin pour pailler les parcelles dépasse celle que peut nous fournir le site. Nous devons donc trouver d’autres solutions (comme appliquer un voile de protection), ou importer de la matière végétale. Nous allons essayer d’en récupérer via le parc de la butte du chapeau rouge situé en face de l’hôpital (un parc parisien méconnu que l’on conseille, d’ailleurs : très calme, joliment arboré et fleuri).
  • le compost  pour amender notre sol : c’est le point délicat de notre première saison. Pour des raisons économiques (c’est cher), scientifiques (il faut amender utilement), écologiques (bilan carbone souvent catastrophique) et aussi pratiques (dépôt sur site compliqué, puis de nombreux escaliers à monter), nous sommes assez réservés sur l’achat de big-bags de compost pour amender notre sol. A suivre, nous y reviendrons dans un prochain post.

Premier orage : c’est en faisant qu’on apprend !

Notre châssis froid a connu son premier orage mercredi : l’écoulement de l’eau est à revoir, de grosses poches d’eau se sont formées entre les tasseaux. Nous pensions en les fixant par l’extérieur éviter les poches, mais avec le vent, la toile s’est probablement légèrement détendue (elle est accrochée par des ficelles, ce qui donne peu de flexibilité), et le poids de l’eau a accentué le phénomène. Heureusement que la bâche a résisté, les caisses de semis n’ont pas été abimées.

Le châssis après le premier orage

Nous avons donc amélioré le châssis en fixant finalement les barres par l’intérieur, mais en les orientant de façon à créer deux rigoles vers l’extérieur. Ainsi, l’eau devrait toujours s’écouler vers l’extérieur. On a également remplacé les ficelles par des tendeurs élastiques sur le pourtour, ce qui permet une tension plus homogène et résistante. 

Châssis version 2.0, après la pluie

Bilan provisoire après la pluie : c’est beaucoup mieux, mais pas encore parfait.

Travail des parcelles

Le travail des parcelles n’a pas été facile non plus : nous avions prévu d’utiliser une grelinette, mais le sol était tellement compact qu’elle s’est avérée non maniable. Nous avons donc opté pour la fourche-bêche, complété par un sarclage pour évacuer les végétaux déjà présent, et pour finir le râteau pour aplanir la planche et effectuer les premiers semis. 

Deux observations : il est intéressant de visualiser la différence de couleur entre le sol travaillé (marron foncé) et celui qui ne l’est pas (beige clair). C’est exactement la même terre, rien n’a été ajouté, nous l’avons simplement aéré. On peut également constater que le sol s’élève d’environ 5 cm. La vie est également quasiment absente du sol : quelques rares bestioles (on fera un article à ce sujet, on aime bien observer les insectes), et pour le moment toujours aucun ver de terre.

Notre première parcelle

Nous allons donc revoir notre estimation de temps de travail par parcelle : pour la première, il nous a fallu 2h30 à 2 pour 7m2, où nous avions prévu 1h seul. Nous avons 60 parcelles à préparer d’ici fin mai : il va falloir progresser ! C’est un travail très physique, mais c’est le prix à payer quand on récupère un terrain non entretenu depuis des années : au fil des saisons, si nous effectuons correctement notre travail de jardinier, le sol devrait gagner en qualité et devenir plus agréable à travailler.

Félix et Tran-Phi